Les Héritiers de la Lumière

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mardi 1 mars 2016

Le judaïsme

Le judaïsme est la religion monothéiste qui a façonné l’histoire, la conception moderne de la religion et le monde d’aujourd’hui. Au sortir de la préhistoire, solidement ancré dans le corpus de mythes hérités de la transmission orale et des annales mésopotamiennes, le judaïsme a apporté aux hommes une nouvelle approche de Dieu. Première par ordre d’apparition, héritière d’une tradition multimillénaire, il est tentant d’y voir une révélation particulière, que l’Ancien Testament nous livrerait avec une authenticité et une vérité parfaitement originales. C’est ce que nous allons vérifier – mais dès à présent, je dois te prévenir, lecteur : les faits qui résultent des éléments bibliques et historiques confortent une conclusion déjà esquissée à propos des mythes fondateurs. Le judaïsme, même s’il est le premier des grands monothéismes, n’est que le prolongement de mythes et croyances antérieurs.

Les mythes fondateurs

A la sortie de la préhistoire, le monde est entré dans une phase de développement « civilisé », avec l’apparition de cultures et de civilisations plus ou moins élaborées, et avec elles de religions officielles. On pourrait penser que c’est à cette époque de l’évolution de l’humanité que la religion a posé ses premiers jalons, et que les religions révélées – judaïsme, christianisme, islam – ont chacune à leur tour dévoilé la vérité de Dieu. On va s’apercevoir qu’il n’en est rien et que chaque religion a en réalité marché dans les pas de la précédente. Même le judaïsme, à partir duquel se sont essentiellement construites les religions chrétiennes et musulmanes, a largement emprunté aux mythes qui l’avaient précédé… Les mythes des trois religions révélées structurent aujourd’hui non seulement ces religions, mais aussi les croyances diffuses de nos sociétés. Elles forment le socle culturel sur lequel nous nous reposons. Il n’est pas nécessaire d’être chrétien, juif ou musulman pour avoir en tête l’histoire du Jardin d’Eden ou du Déluge. Mais ce serait une profonde erreur de croire que ces récits sont apparus avec nos religions : ils nous racontent en réalité une histoire que d’autres, bien avant, avaient déjà racontée…

Le climat a basculé de façon extrêmement brutale

Le 19 juin 2008, le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) a publié un communiqué de presse intitulé « Le climat a basculé de façon extrêmement brutale à la fin de la dernière période glaciaire ». Sur la base d’analyses de carottes du forage profond (plus de 3 kilomètres) réalisées au Groenland, l’éminent organisme scientifique y déclare que « le climat a basculé extrêmement brutalement, en quelques années, à la fin de la dernière période glaciaire voici environ 10 000 ans ». Lire la suite sur www2.cnrs.fr/presse/communique/1363.htm.

Du déluge à l'ère moderne

Le paléolithique, avec ses sépultures et l’art des premiers hommes, marque l’éclosion d’une pensée abstraite, d’une culture des symboles, d’une spiritualité dont l’écho résonne jusqu’aujourd’hui et qui feront l’homme. L’ère néolithique est avant tout l’ère de la rupture. Le passage d’une ère à l’autre n’est pas fixe et uniforme. Pourtant, il existe un évènement majeur dans l’histoire de l’humanité, au tournant du paléolithique : la fin de l’ère glaciaire. La remontée cataclysmique des eaux, la modification de la surface de la terre, l’engloutissement de cultures, vont conduire l’homme à se repenser. Même si – comme toujours – des éléments de la culture passée survivront, c’est dans ce cadre renouvelé que vont être posés de nouveaux jalons de la spiritualité humaine.

Avicenne et ses récits mystiques

« … outre ses nombreux travaux scientifiques et philosophiques, Avicenne est également l’auteur de courts récits mystiques d’une richesse symbolique exceptionnelle, dans lesquels il aurait révélé le but ultime de sa philosophie. Les concepts s’y transmuent en symboles, et la connaissance spéculative devient présence, celle d’un Guide personnel invitant son sujet à découvrir les secrets de sa propre âme, se confondant avec celui de l’Etre et du mystère de la Création. Dans une série de trois récits intitulés le Récit de Hayy ibn Yaqzân, le Récit de l’Oiseau et le Récit de Salâmân et Absâl, nous découvrons un Avicenne en quête de cheminement spirituel et de connaissance de soi et bien loin des préoccupations purement spéculatives de ses traités philosophiques classiques » (Amélie Neuve-Eglise, « La théosophie orientale (al-hikmat al-mashriqiyya) d’Avicenne : De la métaphysique à la mystique », in La Revue de Téhéran, n° 48, 2009, consultable sur http://www.teheran.ir.)

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